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Au début de l'ère chrétienne, les Romains ont bien envahi
les territoires de langue celtique correspondants à l'actuelle Angleterre,
mais le Latin à cette époque n'a que fort peu influencé
les dialectes des îles britanniques, contrairement à la profonde
transformation linguistique observée en France. Toutefois, la christianisation
de cette région va donner une influence réelle du Latin comme
langue lithurgique et langues des échanges avec le continent.
Environ cinq siècles plus tard, des peuples germaniques (Angles, Saxons)
et hanséatiques (Frisons, Jutes, Normands) vont envahir massivement l'Angleterre
et faire évoluer les dialectes celtiques en un groupe de langues appelé
Vieil Anglais... En 1066, Guillaume le Conquérant impose sur cette couche
linguistique déjà complexe l'usage du dialecte Franco-Normand
comme langue des élites, c'est à dire de la Seigneurerie, la langue
Latine demeurant d'un usage écrit et lithurgique.
De cette situation va naître la Langue de Shakespeare qui va tres vite
s'imposer comme langue écrite Anglaise au détriment du Latin (15e
siècle) puis devenir seule idiome officiel, de l'Angleterre, puis plus
ou moins celui du Royaume Uni (territoire des Iles Britanniques) et de ses (tres
nombreuses) colonies - sur cinq continents.
L'une d'entre-elles. les Etats-Unis d'Amérique va connaître en
moins de deux siècles un formidable développement - territorial,
démographique, économique et technologique -
et installer l'anglais comme langue des échanges internationaux.
A partir du milieu du XXe siècle, l'Anglais va rencontrer une spirale
de développement, avec :
- l'issue de la 2e guerre mondiale, largement favorable à des nations
anglophones.
- la décolonisation et son évolution vers une structure gagnante
: le Commonwealth
- certains conflits locaux de la guerre froide : en Indochine, au Liban, en
Afrique provoquant l'affaiblissement des états antérieurs de civilisation
dans les pays victimes, puis un phénomène de reconstruction inspiré
du modèle moderne de société anglo-saxon :
la société de production / de consommation.
L'Anglais est aujourd'hui parlé comme première langue par 700
millions de locuteurs (voire le double car étant officieusement première
langue de l'Inde) et elle est devenue la première des deuxièmes
langues de toutes les nations du monde ce qui en fait un vecteur de toute premiére
importance de compréhension et d'échanges - commerce, culture,
tourisme... - entre les peuples.
Au début de l'ère chrétienne, la
totalité de la péninsule Indochinoises est habitée majoritairement
par des peuples de langue Mon-Khmère... Sur cette région, le monde
Indien va excercer une influence qui se traduira non seulement par l'adoption
du Sanskrit (langue lithurgique de l'Hindouisme) comme langue écrite
des élites, mais aussi par un vigoureux enrichissement lexical (par le
Sanskrit, puis plus tard par le Pâli, langue lithurgique du Bouddhisme
Theravada et dérivée elle-même du Sanskrit) des langues
Mon-Khmères (et aussi austronésiennes) parlées dans le
sous-continent sud est asiatique et constituant ainsi un lien d'unité
spirituel / culturel particulièrement fort.
L'un de ces peuples, celui de la rive nord du grand Lac Tonlé Sap, les
Khmers va constituer un gigantesque Empire et imposer sa langue comme langue
administrative et langue des élites (du 9e au 13e siècle) dans
l'ensemble de la péninsule exceptée la Birmanie... Les peuples
à cette époque parlaient probablement des dialectes issus d'une
langue Mon, ou Khmère : kuy, saotch, pear, samrê, braotch, khmu,
jung, phnong,.. plus rarement une langue austronésienne (cham, jaray,
...) avec une influence supplémentaire probable de langues venues du
nord (lao, thai lan na, dialectes tibétains, ...) distillé par
ces formidables routes que constituent les fleuves indochinois.
Le Khmer va connaître à partir du 15e siècle une situtation
d'osmose avec l'un de ses dérivés métissé de Mon
et de Thai : le Siamois. A la fin du 19e siècle, les nations colonisatrices
s'imposent dans la région et tracent des frontieres entre les nations
indochinoise mettant fin à cette situation d'osmose...
Suite à la création de l'Institut Bouddhique dans les années
1930, la langue khmere va se retrouver cristalliseé dans un état
de réunion lexicale et syntaxique de plusieurs dialectes khmers du Cambodge
+ incorporation de nombreuses nouvelles clefs Sanskrites ou Pâlies + incorporation
de Francais + normalisation orthographique...
Ce Khmer moderne ou Cambodgien est aujourd'hui parlé par 15 millions
de personnes au Cambodge et peut être 10 millions de plus incluant les
locuteurs des régions thailandaises et vietnamiennes limitrophes du Cambodge
+ la diaspora éparpillée dans le monde.
Le Khmer - derniere langue Mon-Khmère a être langue officielle
d'un pays - le Cambodge - est une langue particulièrement poétique,
subtile, riche et efficace... Mais d'une phonétique définitivement
déroutante (principalement à cause du grand nombre de voyelles)
pour les non-khmers et particulièment les européens.
Le khmer est une langue atonale, où les termes mono-syllabiques sont
les plus nombreux. Les termes di-syllabiques existent certes, mais il s'agit
d'altérations de mono-syllabes par préfixation ou infixation...
Ou alors d'emprunts étrangers.
Des termes poly-syllabiques existent également mais ce sont tous des
emprunts étrangers.
Le khmer est une langue sans grammaire ni conjugaison.
Les mots sont invariables en genre et en nombre.
La syntaxe khmére vise principalement à agglutiner des "micro-concepts"
en nombre nécessaire et suffisant - et dans l'ordre successif correct
imposé par la syntaxe - pour produire une phrase précise, compréhensible,
et en phase avec le contexte
Le Khmer et le Thai sont des langues très proches, lexicalement et syntaxiquement,
plus que ne le seraient le Francais et l'Anglais. Ce qui différencie
surtout les deux langues tient aux différences de prononciations très
marquées de mots identiques + le fait que le Thai est une langue à
tons contrairement au khmer...
Mais les scientifiques linguistes ne valident pas cette osmose et classent le
Thai et le Khmer dans des familles différentes (respectivement Sino-tibétaine
/ Thai Kaday pour l'une, Austroasiatique / Mon-khmere pour l'autre)
Le Khmer moderne utilise un système de caractères venu de l'Inde
du Sud appartenant à la famille des alphabets matriciels Devanagaris...
L'Alphabet khmer est particulièrement esthétique, clair par sa
graphie, et complet (trop peut-être : une excessive abondance de caractères
lui est souvent reprochée) phonétiquement par sa conception faisant
appel aux pieds des consonnes - et pouvant ainsi restituer théoriquement
toutes les sonorités que le gosier humain peut produire.
Au début
de l'ère chrétienne, la totalité de la péninsule
Indochinoises est habitée majoritairement par des peuples de langue Mon-Khmère...
Sur cette région, le monde Indien va excercer une influence qui se traduira
non seulement par l'adoption du Sanskrit (langue lithurgique de l'Hindouisme)
comme langue écrite des élites, mais aussi par un vigoureux enrichissement
lexical (par le Sanskrit, puis plus tard par le Pâli, langue lithurgique
du Bouddhisme Theravada et dérivée elle-même du Sanskrit)
des langues Mon-Khmères (et aussi austronésiennes) parlées
dans le sous-continent sud est asiatique et constituant ainsi un lien d'unité
d'unité spirituel / culturel particulièrement fort.
L'un de ces peuples, celui de la rive nord du grand Lac Tonlé Sap, les
Khmers va constituer un gigantesque Empire et imposer sa langue comme langue
administrative et langue des élites (du 9e au 13e siècle) dans
l'ensemble de la péninsule exceptée la Birmanie... Les peuples
à cette époque parlaient probablement des dialectes issus d'une
langue Mon, ou Khmere : kuy, saotch, pear, samrê, braotch, khmu, jung,
phnong,.. plus rarement une langue austronésienne (cham, jaray, ...)
avec une influence probable de langues venues du nord (lao, thai lan na, dialectes
tibétains, ...) distillé par ces formidables routes que constituent
les fleuves indochinois.
Les Thais justement vont commencer une poussée vers le sud en deux temps
: Avant le 13e siècle sous la forme d'une installation progressive sur
les territoires du nord de l'Empire khmer (Région de Chiang May et de
Luang Prabang)... Après le 13e siècle, cette influence va devenir
plus pressante voire irrésistible, sur les territoires de l'Empire khmer
situés dans les vallées du Ménam Chaw Praya (Siamois) et
du moyen Mekong (Lao). Le pouvoir impérial va se retrouver déplacé
hors d'Angkor vers Sukhothay, puis Ayuthaya et enfin Bangkok (18e siècle).
Finalement, deux langues Thai-modernes vont s'imposer :
- le Lao = langue thai fortement métissée du khmer-angkorien ainsi
que des dialectes khmers-khmus parlés dans cette portion de Mekong.
- le Siamois = langue thaie fortement métissée du khmer-angkorien
mais aussi : des langues Mon-Khmeres parlées dans cette portion du Bassin
du Ménam Chaw Praya.
Le Siamois sera formalisée et popularisé par Ramakhaeng (1238)
et se développera en situation d'osmose avec le Khmer du 15e siècle
au 19 e siècle, mais ne s'imposera comme première langue du Siam
moderne qu'au début du 20e siècle.
A la fin du 19e siècle, les nations colonisatrices s'imposent dans la
région et tracent des frontieres entre les nations indochinoises mettant
fin à cette situation d'osmose...
Le Siam, non colonisé par les occidentaux se retrouve séparé
de ses principaux royaumes vassaux et s'invente dans les années 1930
un retour à l'identité purement Thai - selon une dialectique nationaliste
et légèrement fascisante ayant le mérite de légitimer
des prétentions territoriales, mais négationiste et méprisante,
voir haineuse des puissants apports et métissages culturels antérieurs
(mon, khmer, birman, ...) formant le socle non seulement de la langue mais aussi
de toute la culture thaïlandaise .
Le Thailandais ou Thai, ou Siamois Moderne est la langue officielle de la Thailande
moderne soit environ 70 millions de personnes.
Le Siamois moderne est une langue particulièrement poétique, subtile,
riche et efficace...
Et très mélodieuse, voire chantante grace à la juxtaposition
de différentes hauteurs de tons sur presque chaque syllabe.
Mais sa phonétique est définitivement déroutante pour les
non-thais et particulièment les européens.
Le Siamois moderne est donc une langue tonale et fortement monosyllabique
Les termes di-syllabiques existent mais il s'agit d'emprunts étrangers,
principalement khmers.
Des termes poly-syllabiques existent également mais ce sont également
des emprunts étrangers.
Le Siamois moderne est une langue sans grammaire ni conjugaison.
Les mots sont invariables en genre et en nombre.
La syntaxe du siamois moderne vise principalement à agglutiner des "micro-concepts"
en nombre nécessaire et suffisant - et dans l'ordre successif correct
imposé par la syntaxe - pour produire une phrase précise, compréhensible,
et en phase avec le contexte
Le Siamois moderne utilise un alphabet venu de l'Inde du Sud de la famille des
alphabets matriciels Devanagaris... Il s'agit en fait d'une réforme particulièrement
efficace de l'alphabet Khmer en vigeur à Sukhotay au 12e siècle
avec notamment adaptation des colonnes de la matrice Devanagari au caractère
tonal des langues Thaies.
Le Khmer et le Thai sont des langues très proches, lexicalement et syntaxiquement,
plus que ne le seraient le Francais et l'Anglais. Ce qui différencie
surtout les deux langues tient aux différences de prononciations très
marquées de mots identiques + le fait que le Thai est une langue à
tons contrairement au khmer...
Mais les scientifiques linguistes ne valident pas cette osmose et classent le
Thai et le Khmer dans des familles différentes (respectivement Sino-tibétaine
/ Thai Kaday pour l'une, Austroasiatique / Mon-khmere pour l'autre)